, Christophe Emaldi

Activiale de printemps au Chardon Bleu

Il est 6h tapantes. Je saute hors du lit comme un cabri (un peu rouillé, le cabri, soyons honnêtes), direction le chalet du Piolet…

Il est 6h tapantes. Je saute hors du lit comme un cabri (un peu rouillé, le cabri, soyons honnêtes), direction le chalet du Piolet, Le Chardon Bleu. Objectif du jour : l’Activiale de printemps, cette fameuse journée où on mélange huile de coude, éclats de rire et copeaux de bois.

Nous sommes arrivés en deux voitures. Moi, j’étais avec Vincent, et comme les autres étaient partis un peu avant nous, nous avons mis les bouchées doubles pour ne pas trop traîner. Après une montée énergique, nous avons atteint le chalet à 9h02 précises, juste à temps pour le début des réjouissances. Sur place, nous avons retrouvé la fine équipe : Anne-Valérie, Mathias et Nadia Genoux, Brigitte. Denis, et François étaient montés la veille, histoire de prendre un peu d’avance ou juste de savourer une soirée au chalet sans corvée.

Une petite rando dans l’air frisquet de ce mois de mai capricieux, et nous voilà devant notre cher Chardon Bleu. Pour moi, c’était la première fois que je découvrais le chalet, et je dois dire qu’il est magnifique. Un vrai bijou dans son écrin de verdure ! À 9h15 pétantes, les choses sérieuses commencent : nettoyage intégral du chalet, montage de deux meubles flambant neufs (une banquette d’angle sur mesure et une étagère pour les jeux et les bouquins), remise en beauté du jardin, tonte de la pelouse, et autres réjouissances logistiques.

Vincent et moi attaquons la table de jardin avec entrain, puis passons au montage de la banquette – un vrai Tetris en trois dimensions. Nadia et Mathias, eux, prennent à bras-le-corps la construction de la bibliothèque. Dans les chambres, les balais dansent, les chiffons volent. Denis, entre deux oignons épluchés, joue les chefs d’atelier pour les outils manquants.

Midi sonne (ou gargouille), et c’est là que Denis dégaine son arme secrète : un pot-au-feu magistral, chaud et parfumé, à faire pleurer un montagnard de bonheur. Par chance, le soleil décide enfin de se joindre à nous, baignant le jardin d’une lumière dorée, juste à temps pour que François s’empare de la tondeuse et s’attelle à la pelouse avec une détermination digne d’un paysagiste en mission.

L’après-midi est un marathon de calage, d’ajustement : rien n’est droit, tout est à ajuster au millimètre, mais notre banquette prend forme, et l’étagère aussi. Un vrai travail d’équipe, ponctué de café, de sourires et de « tu peux me passer le tournevis cruciforme ? ».

En fin de journée reste le dernier bastion : le récurage de la cuisine et de la salle à manger, aussi épique qu’un passage à l’essoreuse géante. On finit rincés, mais fiers.

Avant de quitter le chantier, on entame un débat enflammé sur la table basse idéale à installer devant la nouvelle banquette. Les idées fusent : bois brut, table gigogne… Et Denis de lancer : « Moi j’veux pouvoir mettre les pieds dessus ! » – déclaration qui déclenche une bonne salve de rires.

À 17h, on lève le camp pour un apéro bien mérité à l’Auberge de la Vouivre. Puis retour au chalet pour une fondue au vacherin, une vraie tuerie. Merci Denis (encore) !

On termine cette magnifique journée autour du caquelon, repus et heureux. La descente à la frontale jusqu’au parking n’est qu’une formalité… ou presque.

Une Activiale comme on les aime : simple, efficace, pleine de chaleur humaine (et de fromage fondu). Vivement la prochaine !