, Philippe Weissbrodt

Accrobranche à Saint-George

Le samedi est radieux lorsque, en début d’après-midi, (…) la carriole fonce sur l’autoroute en direction de Saint-George; (…) où nous nous équipons de baudriers, sangles à mousquetons magnétiques, poulies doubles pour tyroliennes…

Le samedi est radieux lorsque, en début d’après-midi, deux Piolus de l’avenue Jomini 30 embarquent trois marmots dans une voiture blanche. Le couple n’en est pas un, deux enfants sont de l’un, le troisième de personne… Sous un drôle d’air de famille recomposée (selon des règles qui défient ce que l’État de Vaud est capable de comprendre), la carriole fonce sur l’autoroute en direction de Saint-George.

On voulait éviter les bouchons du Valais, mais on vit en plein ceux qui accompagnent les pendulaires autonomes entre Lausanne et Genève. Un peu de mal en patience et une savante playlist de ma meilleure application de streaming audio ont raison de l’impatience nettement palpable de la banquette arrière.

Quelques virolets plus haut dans le premier pli du Jura nous laissent découvrir le Mont-Blanc qui sera encore plus magistral au retour, puis nous atteignons l’Accrobranche de Saint-George.

Nous nous équipons de baudriers, sangles à mousquetons magnétiques, poulies doubles pour tyroliennes… et écoutons les consignes de manipulation et sécurité. Puis, nous partons pour les parcours, en commençant « petit ».

Rapidement, les enfants comprennent le fonctionnement, avec un couac par-ci par-là… mais Anne veille au grain, et tout rentre dans l’ordre. Il faut dire qu’on n’est pas trop de deux adultes pour encadrer nos trois aventuriers en herbe !

Après deux premiers parcours « débutants », on fait une pause pique-nique pour reprendre de l’énergie et attquer le troisième qui nous emmène quelques mètres plus haut encore. Si les plus jeunes ont parfois un peu la frousse, le plus grand, votre scribe, peine pour sa part à se plier et se déplier au passage de certains arceaux ou tubes… Il y a de la difficulté pour tout le monde !

Le soleil commence à décliner un peu, mais la soif du groupe n’empêche pas d’attaquer un quatrième parcours : toujours plus haut, toujours plus beau !

Il y aura un peu de stress au moment d’affronter la plus haute glissade suspendu aux petites poulies pour Nathan, puis un moment de solitude pour Élie qui perdra un gant au moment de satisfaire un besoin absolument pressant juché sur une petite plateforme bien haute au milieu des arbres…

Et c’est aux extrêmes limites d’ouverture du lieu que nous retirons et rendons nos baudriers. Comme d’accoutumée, c’est avec les ronronnements de Nathan, largement supérieurs à ceux de la voiture, que nous regagnons Jomini où nous attend une soirée pizza.