, Daniel Menzi et Yves-Alain Rochat

Safari Rando Jungfraujoch

Rendez-vous à la gare de Lausanne à 5h40 et arrivée 4 heures plus tard à la Jungfraujoch, altitude 3463 mètres…

Jeudi 27 mars

Départ du premier groupe composé de notre guide Louis, Annamaria, Aline, Charlotte, Vincent, Jérôme et Daniel. Rendez-vous à la gare de Lausanne à 5h40 et arrivée 4 heures plus tard à la Jungfraujoch, altitude 3463 mètres. Déjà, on sent le manque d’oxygène, sans avoir fait le moindre effort.

Le temps est radieux. Après s’être équipé en mode glacier, départ pour le sommet du Trugberg à 3832 m. Cela fait une sacrée montée depuis notre départ de Lausanne !

Puis douce descente jusqu’au pied de la Konkordiahütte et là, en cadeau, 160 mètres de dénivelé à monter par les escaliers collés au rocher. Impressionnant, mais surtout fatiguant ! La bière sur la terrasse est largement méritée et appréciée !

Après un bon repas le soir, départ le lendemain matin à 5h15 à la lampe frontale et rebelote avec les escaliers à la descente. L’objectif de la journée est le Agassizhorn culminant à 3947 mètres, en passant par la Grünhornlücke. Bravo à Louis (ce n’est rien d’exceptionnel pour lui…), Charlotte et Anna-Maria d’avoir atteint le sommet pendant que Vincent, Aline, Jérôme et Daniel les attendaient en bronzant sur le glacier. Ensuite, tous ensemble, nous rejoignons par une douce descente la Finsteraarhornhütte. En attendant le 2e groupe, nous profitons de la terrasse et du soleil. C’est alors que notre quiétude est troublée par les râles et les grognements de nos camarades qui montent également les derniers 150 mètres de dénivelé pour atteindre la cabane.

Vendredi 28 mars

Départ du deuxième groupe composé de notre guide Léo, Brigitte, Anne-Valérie, Daniela, Philippe, Robin et Yves-Alain, avec le même horaire de train que le 1er groupe du jour précédent.

Nous arrivons au Jungfraujoch avec un temps magnifique, un ciel bleu profond et le sourire sur toutes les lèvres. On s’équipe et c’est le départ pour une belle descente sur le glacier du Jungfraufirn. C’est une bonne mise en jambes. Nous bifurquons depuis la Konkordiaplatz en direction de la Finsteraahornhütte. Le soleil tape, la crème solaire est indispensable. N’est-ce pas Robin ?

Nous passons par la Grünhornlücke et entamons une deuxième descente, le sourire toujours aux lèvres. Arrivés au pied de la Finsteraarhornhütte, il faut encore monter les 150 m de dénivelés (le sourire n’est plus aux lèvres de certains) avant de pouvoir apprécier la bière.

Nous retrouvons avec grand plaisir nos amis du 1er groupe. Apéro time, bon repas le soir et négociations pour obtenir les meilleurs lits en chambre. Malheureusement, quelques désagréments/troubles digestifs apparaissent chez certains d’entre nous.

Samedi 29 mars

Départ à 7h30 pour le sommet du Wyssnollen à 3583 m. La météo n’est pas du tout favorable, le vent et le brouillard sont au menu. Anne-Valérie et Yves-Alain, malades, regardent les courageux randonneurs depuis la cabane, bien au chaud. Retour de l’équipe vers 12 h et rösti party pour quasi tout le monde. L’après-midi se déroule tranquillement entre les siestes, les discussions, les jeux, la recherche du « livre qui a mystérieusement disparu » entre Vincent et Daniel et l’étude de l’itinéraire proposé par nos deux guides pour la journée suivante.

Dimanche 30 mars

Départ à 6h30 en direction du Galminhorn à 3507 m. La descente du glacier, entre le levé du jour et le brouillard, dans une ambiance surréaliste, c’est trop beau !

Nous suivons Léo qui slalome entre les crevasses, l’air de rien, c’est normal pour lui.

Ensuite nous entamons la montée en direction du Galminhorn où nous nous séparons en deux groupes, l’un faisant le sommet et l’autre allant à la Bächilicke. Depuis le col, un petit passage délicat (en tout cas pour Daniel et Yves-Alain !), aidé d’une corde, afin de rejoindre la vallée par le Bächigletscher.

Pour atteindre Reckingen, nous avons d’abord skié une magnifique vallée, entre lumière, brume et soleil, Quelle beauté ! Puis, la neige a manqué, nous avons terminé par 35 minutes de portage. Malgré cela, quel plaisir de redécouvrir petit à petit la végétation, les odeurs de la forêt, le gazouillis des oiseaux en total contraste de ces journées passées dans un univers de neige et de glace !

Comme toujours au Piolet Club, le timing est juste exceptionnel pour attraper notre train et, grâce à la rapidité de Léo qui dévalise le Volg du village, nous avons de quoi boire et manger durant le trajet de retour.

Ainsi, après plusieurs tentatives avortées au Jungfraujoch, ce safari-rando dans les Alpes bernoises a enfin pu être réalisé. Quelle belle aventure nous avons partagée tous ensemble !