Le mont Gardy par toutes ses faces : de la régalade en barre… rocheuse !
Un sommet délaissé ou alors trop vite parcouru dans les grandes traversées mythiques pour les Jumelles ou la Chambairy.
Objectif de cette course : un peu d’escalade de montagne, en grosses afin de tranquillement initier certains au rocher, ou reprendre pour les autres.
Jour 1 : samedi 10.05
Ce sera donc un départ groupé en carsharing grâce au multivan de Daniela ardemment négocié avec sa famille pour nous piloter direction le parking du Flon. Une fois arrivés, on se répartit le matos de grimpe avant d’attaquer la montée vers le chalet de Taney.
C’est imbattable, chaque arrivée à Taney est époustouflante. On ne s’en lasse pas ! Sans perdre trop de temps, on ouvre le chalet pour faire entrer les rayons de soleil. On dépose les affaires inutiles et on se prépare pour notre expé du jour : les lapiés !
Escalade facile mais traditionnelle, c’est-à-dire que le rocher est vierge de traces de l’homme et qu’il faudra donc trouver sa voie (grâce au topo tout de même), tricoter et/ou poser des friends (les amis d’Anne) ou des coinceurs (les amis de Charlotte) pour assurer ce petit groupe. Malgré la neige encore présente, notre versant ensoleillé est bien sec et nous laisse le loisir de grimper aisément entre ces belles fissures de lapiés. Quel bonheur de quitter les skis pour retrouver du calcaire sous les mains ! Le printemps est officiellement ouvert.
Après nos zigzags, nos deux cordées sortent gaiement des lapiés (ndlr : Anne a une arme imparable, elle offre des bonbons à la fin donc tout le monde arrive toujours en haut ;–) Y a plus qu’à redescendre au chalet pour l’apéro !
Jour 2 : dimanche 11.05
Réveil 6h pour un départ à 7h30 direction le mont Gardy, c’est le sommet du jour !
Après 2h d’approche, c’est facile, on connaît le chemin, on a fait un bout la veille en redescendant de nos lapiés, on arrive au pied de notre première longueur de grimpe.
Toujours de l’escalade en grosses. Mais cette fois, les deux premières longueurs sont équipées. Ensuite on reprend le tricot dans le rocher pour atteindre rapidement le sommet où nous sommes tous les six pour le piquenique avec une vue à 360° absolument superbe : le Léman, le lac de Taney, les Jumelles, la Chambairy, les Cornettes… Splendide ! On grignote, on finit les bonbons d’Anne – c’est un ordre, ça ne redescendra pas dans le sac – et on se prépare pour la descente.
La descente se fait bien et surtout un rappel de 30 m à la clef nous attend pour en terminer avec le calcaire pour le week-end ! Ça sera une doublette puisque ni Maxime ni Nadia n’avait fait de rappel avant ! On avait dit que c’était un week-end découverte ! Il semble que ça leur a plu, peut-être même plus que la descente en tricot dans les rochers.
On finit par un chemin que nous connaissons bien maintenant puisque c’est la quatrième fois qu’on l’empreinte pour aller et venir du chalet. Une partie de ce chemin sera tout de même élu favori par Jérôme. Faut dire que la petite moquette verte d’herbe fraîchement poussée sur un espace assez large pour deux pieds qui zigzague dans la pente, c’est assez époustouflant ! J’arrête les superlatifs, je crois que vous avez le ton et l’ambiance du week-end : de la régalade en barre… rocheuse !